
----------------------------------------------------------
** François Bonivard était savoisien, mais il devint bourgeois de Genève et son œuvre essentielle concerne sa ville d’adoption. Il était né à Seyssel en 1493. Issu d’une famille en vue dans le duché, il avait pour père Louis, seigneur de Lompnès dans le département actuel de l’Ain. Il avait fait ses études de grammaire à Pignerol où son oncle Jean-Amé était abbé. En 1513, on le trouve à Fribourg-en-Brisgau où il fait des études de droit, qu’il poursuit à Turin, en 1517. Vers ce temps, il se lie avec des partisans de l’indépendance genevoise. Son oncle avait renoncé en sa faveur dès 1510 au grand prieuré Saint-Victor de Genève. Il en fut dépossédé.. L’affaire contribua à envenimer ses relations avec Charles III. A Genève même, elle lui valut des tribulations. Le duc de Savoie le retint prisonnier à Chillon en 1530. Il en devint le symbole de la liberté opprimée. Les Bernois le délivrèrent quand ils occupèrent le pays de Vaud en 1536. Le chapitre quitta Genève, suivant l’exemple de l’évêque Pierre de la Baume qui avait déserté dès 1533. La Seigneurie n’était plus dans la souveraineté savoyarde : la Réforme s’imposait. Bonivard s’y était rallié, d’autant plus aisément qu’il était en rupture avec le duc . Mais ses tribulations ne cessèrent pas pour autant. Il ne parvint pas à récupérer son prieuré devenu "bien national" et ses quatre mariages suscitèrent des conflits de toute sorte. Il mourut à Genève en 1570.